Lors de mon séjour en Suisse pour participer au Symposium on Philanthropy in Education (article en anglais), j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Sami Kanaan, Conseiller administratif en charge du Département de la culture et du sport à la ville de Genève et discuter avec lui d’éducation multilingue. J’ai pu ainsi mieux comprendre les enjeux éducatifs d’une ville comme Genève où tous les enfants grandissent en parlant plusieurs langues. 

Vivre en Suisse, c’est être exposé quotidiennement au multilinguisme. Un avantage indéniable ! Les quatre langues nationales sont l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Toutes ces langues, sauf le romanche, ont un statut identique en tant que langue officielle au niveau national au sein de l’administration fédérale de la Confédération Suisse. Mais il y a également de nombreuses communautés linguistiques dans les centres urbains comme Genève qui ont du mal à maintenir leur héritage linguistique et culturel. J’ai rencontré plusieurs parents libanais, chinois et portugais pour qui être multilingue signifie, à la fois, parler les langues du pays et préserver la leur. C’est là où, à mon sens, mon livre, La Révolution bilingue, a un rôle à jouer à Genève.

Après cette discussion, je suis allé à la légendaire Galerie Papiers-Gras dans la vieille ville de Genève où j’ai pu partager mon livre, La Révolution bilingue, avec de nouveaux ami(e)s, dont Roland Margueron, le propriétaire de la galerie-librairie, Georges Schwizgebel, un réalisateur de films d’animation maintes fois récompensé, et bien d’autres encore ! La galerie accueillait une exposition d’une artiste de Zurich, Anna Sommer, dans le cadre du festival féminin Les Créatives.

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